Les dangers de la mise en place d’une zone de libre échange entre l’Union européenne et les pays du Sud et de l’Est de la méditerranée

Sous les présidences de messieurs Sarkozy et Hollande, s’est progressivement installée l’idée qu’il fallait créer entre l’Union européenne et les pays du Sud et de l’Est de la méditerranée une zone de libre échange, calquée sur celle qui existe déjà en Europe qui à terme permettra une ouverture totale des frontières économiques et une libre circulation des hommes.

Cette zone de libre échange viserait « à créer 40 millions d’emplois dans le Sud » (rien que ça) à l’horizon 2025/2030 constatant que l’Europe à ce moment là de son histoire « aura un déficit de 20 à 30 millions d’actifs ». Qui ne voit pas que nos eurocrates ont dans l’idée de remplacer la disparition des uns au Nord par la naissance des autres au Sud !

Défendu par les socialistes et soutenu par l’UMP européenne, ce projet représente un danger pour l’avenir économique et culturel de l’Europe entière. Nous sommes désormais pris dans un étau qui s’avèrera mortel pour notre prospérité et notre identité : d’un côté le traité de libre échange avec les Etats-Unis, de l’autre celui avec les pays du sud et de l’est de la méditerranée.

La logique du tout Commerce qui anime l’UMPS à l’échelle européenne doit être combattue avec détermination tant il est vrai que l’oligarchie mondialiste tente d’imposer son modèle de domination sans se soucier de la réalité des nations, des peuples et des cultures qui représentent pourtant la richesse de notre planète. Tout n’est plus que marché et finance, l’humain laisse la place au consommateur mondialisé.

Vous trouverez ci-après mon intervention (1 mn) au Parlement Européen sur le dossier EUROMED ainsi que le lien vidéo pour la consulter :

www.europarl.europa.eu

« OUI à une coopération entre l’Union Européenne et les pays du Sud et de l’Est de la méditerranée,
NON à la mise en place d’une zone de libre échange, c’est à dire l’effacement progressif des frontières économiques et douanières d’abord, humaines ensuite.

Que l’Union Européenne investisse dans ces pays du Sud dans un souci de développement équilibré, dans une volonté aussi de desserrer l’étau migratoire et à terme d’inverser les flux migratoires du Nord vers le Sud est aujourd’hui un investissement pour notre avenir.

Pour défendre nos paysans, nos ouvriers, nos industries mais aussi nos cultures et notre civilisation, le développement du Sud est une nécessité.

Mais pas n’importe comment, ni à n’importe quel prix !

Nous devons d’abord nous assurer de notre sécurité en conditionnant nos aides à la stabilité politique, au respect des minorités (chrétiennes notamment) et à la lutte contre l’immigration sauvage.
Enfin, nous devons nous assurer que chaque Euro dépensé dans ces Etats le soit en utilisant les entreprises et la main d’oeuvre locale, et/ou à défaut des entreprises européennes, ce qui nous évitera de financer indirectement les entreprises chinoises et américaines prédatrices »

Intervention de Louis Aliot au Parlement européen, Député français au Parlement européen