Les betteraviers français en danger à l’horizon 2017

Louis Aliot interroge la Commission européenne concernant la libéralisation du marché du sucre à l’horizon 2017 :

En 2017, l’Organisation commune des marchés dans le secteur du sucre de l’Union mettra un terme aux quotas fixés par pays et au soutien des prix du marché. Le marché du sucre sera donc entièrement libéralisé au sein de l’U.E.
Cette libéralisation provoquera une explosion des cas d’obésité et de diabètes selon certains chercheurs, qui craignent que l’U.E soit inondée de sirop de maïs.

En effet, le sirop de maïs à haute teneur en fructose est largement utilisé outre-Atlantique, car il est moins cher que la betterave et le sucre de canne. Il a provoqué une véritable épidémie d’obésité aux États-Unis depuis qu’il a été introduit.
L’industrie européenne risque de se précipiter sur le sirop de maïs pour édulcorer les aliments, celui-ci étant à la fois moins cher, au goût plus sucré et plus facile à utiliser.

Les betteraviers français qui ont déjà subi en 2001 la concurrence peu orthodoxe des pays des Balkans, notamment la Serbie-Monténégro et la Croatie, vont désormais être impactés de plein fouet par cette décision.
Pourquoi persister dans cette voie et ne pas maintenir une réglementation adaptée en respectant des quotas, comme c’est le cas aujourd’hui, conciliant respect des producteurs et prévention de l’obésité ?

Réponse donnée par la commission européenne :

La décision sur le niveau approprié de réglementation a été prise par le Parlement européen et le Conseil, qui ont décidé, au terme d’un débat approfondi, de mettre fin aux quotas de production de sucre à partir de 2017.

En ce qui concerne les effets du sirop de maïs ou de l’isoglucose sur la santé, l’honorable parlementaire est invité à se référer aux réponses données aux questions P-8578/2014, E 9105/2014 et E-9286/2014