Dépenses militaires : l’europe doit tenir compte des efforts de la France dans le calcul des déficits

Louis Aliot interroge la commission européenne sur un ajustement du calcul de nos déficits compte tenu des dépenses militaires de la France bénéficiant à toute l’Europe.

Pour inciter les États membres dont les finances publiques sont à la peine, l’exécutif européen a confirmé par la voix de son vice-président Jyrki Katainen que « Si les États décident de contribuer au Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) ou à des plateformes d’investissement liées au FEIS, la Commission adoptera une position favorable vis-à-vis de ces contributions dans l’examen de leurs finances publiques ».

En d’autres mots les États pourront compenser leurs contributions financières au plan d’investissement en bénéficiant de plus de flexibilité dans le calcul de leurs dettes et des déficits.

Une mesure incitative qui prouve que nos traités peuvent être dérogés lorsque les institutions de l’U.E y trouvent leur intérêt.

Un tel mécanisme pourrait être mis en place dans le cadre des opérations militaires françaises extérieures, notamment celles contre le terrorisme, qui bénéficient à l’ensemble des pays membres de l’U.E et dont les coûts exorbitants reposent sur la France seule et pèse sur ses déficits.

Une telle perspective serait-elle envisageable pour la Commission ?