Directive sur la restriction des O.G.M. : nos assiettes ne seront pas épargnées

Le Parlement européen réuni en séance plénière le 13 janvier à Strasbourg a adopté à la majorité de ses membres une directive portant sur la possibilité pour les Etats membres de restreindre ou d’interdire la culture OGM sur leur territoire. En dépit des apparences, et malgré la décision du Gouvernement français d’interdire les plantations d’OGM, ce vote ne nous épargnera pas des aliments transgéniques sur le sol français.

La directive votée ce 13 janvier 2015 prévoit pour chacun des états membres de l’U.E, la possibilité de restreindre ou d’interdire la culture d’OGM (Organismes génétiquement modifiés), à des fins alimentaires notamment.

Ce texte issu de plusieurs années de négociations entre les partenaires européens permettra donc à la France d’interdire les plantations OGM sur son territoire. A première vue l’intention parait louable, mais comme à son habitude, la commission européenne a plus d’un tour dans son sac.

En effet et malheureusement, dans le cadre de la zone de libre-échange européenne, il sera impossible d’assurer aux citoyens français que des aliments génétiquement modifiés ne se retrouveront pas dans leurs assiettes. Des pays voisins exportateurs au sein de l’U.E pourront effectivement avoir fait le choix d’utiliser eux, les OGM, et de les revendre dans l’ensemble des pays de l’U.E y compris ceux ayant fait le choix de les boycotter.

La Délégation des patriotes français au Parlement européen s’est par conséquent prononcée à l’unanimité contre cette directive. Celle-ci n’assure ni la protection des consommateurs vis-à-vis des OGM en ce qui concerne les effets à long terme sur l’organisme, ni l’absence de conséquences nuisibles pour l’environnement.

Retrouvez l’intervention de Marine Le Pen sur ce sujet : www.frontnational.com/categorie/parlement-europeen-2/

Question écrite de Louis Aliot à la Commission européenne sur le dossier des OGM.

« Le Parlement européen réuni en séance plénière le 13 janvier à Strasbourg a adopté à la majorité de ses membres une directive portant sur la possibilité pour les Etats membres de restreindre ou d’interdire la culture OGM sur leur territoire.
A première vue l’intention parait louable. Cependant, sera-t-il accordé une dérogation à la libre circulation des produits consommables au sein de l’espace Schengen, pour le cas des aliments transgéniques.
Dans l’hypothèse contraire, le vote de cette directive n’aurait été qu’un tour d’illusionniste de la part des instances représentatives de l’U.E.
Celle-ci n’assurant ni la protection des consommateurs vis-à-vis des OGM en ce qui concerne les effets à long terme sur l’organisme, ni l’absence de conséquences nuisibles pour l’environnement. »