Commission Développement : quelles solutions pour la désertion médicale des pays du Tiers Monde ?

Alors que l’O.M.S alerte la communauté internationale sur une hausse alarmante de la mortalité des cancers, Louis Aliot interroge la Commission européenne sur les mesures qu’elle compte prendre, afin d’inciter les professionnels médicaux à rejoindre leur pays d’origine après une formation de qualité en Europe.

L’organisation Mondiale de la Santé alerte la communauté internationale sur le fait qu’une majorité de décès dus au cancer surviennent dans les pays en voie de développement. Ainsi en 2012, 8 des 14,1 millions de nouveaux cas de cancer ont été enregistrés dans les régions en développement et ces proportions ne cesseront d’augmenter dans les années à venir.

Les experts sont unanimes sur le fait qu’un grand nombre de ces décès pourraient être évités si des professionnels expérimentés étaient disponibles dans ces pays. L’absence de structures et de personnel médical mène à des diagnostiques et des prises en charge tardives ainsi que des décès même pour les cancers évitables.

Or, un très grand nombre de médecins issus des pays en voie de développement viennent se former dans des universités européennes et choisissent de poursuivre leur carrière médicale sur le sol européen, dont nombre d’Etats sont également en carence de personnel médical.

Les conséquences de cette pratique sont alarmantes, les pays en développement sont désertés de leur personnel médical, et ne comptent que de très rares spécialistes en oncologie en l’occurrence.

Compte tenu de cette situation très préoccupante, quelles mesures la Commission européenne compte-elle-entreprendre afin d’encourager et d’aider les jeunes médecins issus des pays en voie de développement et diplômés en Europe, à poursuivre leur carrière dans leur pays d’origine et ainsi palier à cette carence ?