Situation au Congo et défense des libertés démocratiques en Afrique : le Président de la république française doit se prononcer !

Après plusieurs initiatives et actions au sein de l’Union Européenne mais aussi vis à vis des autorités françaises, le service – Action Extérieure – de l’Union a été obligé de se positionner dans le scrutin présidentiel congolais du 20 Mars à venir.

En effet, en indiquant que « les modifications apportées, qui manquent de transparence, peuvent induire par ailleurs une insécurité juridique et ne semblent donc pas de nature à rassurer sur le caractère démocratique, inclusif et transparent de l’élection présidentielle anticipée au 20 mars 2016 » et en s’inquiétant du « sort des membres et sympathisants des partis politiques arrêtés et en attente de jugement » et du non respect des libertés fondamentales, l’Union Européenne pose le problème du processus démocratique en cours et de ses conséquences.
Dans un climat de tensions et face au silence assourdissant du président et du gouvernement Français, il serait bon que les démocrates authentiques et les défenseurs des libertés s’inquiètent de cette situation et alertent les autorités sur les conséquences possibles.

On ne peut pas à la fois se plaindre des situations instables liées aux atteintes aux droits de l’Homme, faire la leçon démocratique au monde entier, et fermer les yeux ou cautionner des processus antidémocratiques pour d’obscures considérations.

En ce qui nous concerne nous plaidons pour une nouvelle politique africaine, en matière de développement comme en matière politique, respectueuse de l’histoire, des identités, des peuples et des libertés, qui mettra fin au système quasi-mafieux de la « Françafrique » et qui permettra une gestion égalitaire, concertée, équilibrée et apaisée des relations entre la France et les pays africains pour le plus grand bénéfice de nos deux continents.

J’ai donc écrit ce jour à François Hollande afin qu’il se prononce sur cette question sensible. L’UE est intervenue publiquement, nous attendons que les autorités françaises réagissent pour défendre les libertés démocratiques et constitutionnelles.