L’insupportable chantage de la Turquie à l’Union européenne !

L’Union européenne et la Turquie ont ouvert de nouvelles négociations ce lundi 7 mars 2016 sur la gestion des flux migratoires en Europe. Ce sommet, qui avait été présenté par Madame Merkel comme la solution au problème migratoire, s’est soldé par un projet d’accord scandaleux : 3 milliards d’euros supplémentaires vont être versés à la Turquie avec pour objectif de contenir le flux migratoire à l’intérieur du pays. Cette somme effarante vient s’ajouter aux 3 milliards d’euros qui avaient été octroyés en novembre dernier et qui n’a offert que peu de résultats… En effet, malgré les grandes promesses de l’époque, douze fois plus de migrants qu’en janvier 2015 sont arrivés en Grèce par la Turquie en janvier 2016. De quoi remettre en cause les vœux pieux de la soi-disant démocratie turque.

À travers ce nouvel accord, c’est une Europe plus que jamais affaiblie que nous proposent nos chefs de gouvernement. Pire, une Europe totalement soumise aux exigences d’Ankara qui par la même occasion demande l’accélération de son processus d’adhésion à l’UE et la libéralisation du régime des visas pour ses ressortissants. De plus, il ne faut pas oublier que l’Europe est en train de discuter et d’ouvrir ses portes à un État tout sauf démocratique ! En effet, la succession de mesures répressives, en particulier celles qui concernent la liberté de la presse, nous montre une nouvelle fois que Monsieur Erdogan n’a rien en commun avec les valeurs européennes ! Sans parler de sa manière de traiter les kurdes et des liens qu’il entretiendrait avec Daesh.

Comme le rappelait la Présidente du Front National lors de son intervention du 10 mars 2016 au Parlement européen de Strasbourg, la vraie solution repose sur la mise en place d’une politique migratoire ferme et implacable ! À l’image de l’Australie, il nous faut reprendre le contrôle de nos frontières et mener une politique de dissuasion à l’immigration. Cette politique est la seule solution capable de prévenir et d’éviter les désastres humanitaires qui sévissent en Europe. Enfin, l’Europe ferait mieux de continuer à mettre en place des actions visant à protéger et maintenir les populations en Syrie et dans les pays voisins. Ceci permettra d’une part de limiter les flux vers l’Europe et d’éviter, d’autre part, de nous placer en pion insupportable de la Turquie.