Levée de l’immunité du directeur de l’olaf : l’arroseur arrosé

Communiqué de Louis Aliot, Député Français au Parlement Européen, Membre de la Commission du Contrôle Budgétaire

Le Directeur de l’OLAF, c’est à dire l’organisme censé protéger les intérêts financiers des communautés et lutter contre les phénomènes de criminalité transnationaux, ne bénéficierait plus de son immunité diplomatique et devra répondre aux questions de la justice belge.

Le collège des commissaires européens, conseil exécutif de la Commission, aurait levé l’immunité de Giovanni Kessler lors d’une réunion restreinte le 2 mars jetant ainsi la suspicion sur les méthodes et les enquêtes de cet organisme très politique.

La levée d’immunité très discrète pour ne pas dire secrète intervient suite à une demande introduite par le Parquet belge concernant l’affaire « Dalligate ». En 2012 l’ancien commissaire maltais John Dalli chargé des questions de santé dans la commission Barroso II avait été mis en cause pour trafic d’influence lié à la révision de la directive sur le tabac. Le commissaire a depuis démissionné mais le rôle qu’aurait joué le directeur de l’OLAF dans cette affaire est resté trouble. Le Parquet belge a interpellé plusieurs fois la Commission et demande depuis décembre 2014, la levée de l’immunité de Kessler afin d’éclaircir la façon dont il serait intervenu.

La révocation de l’immunité de M. Kessler jette une nouvelle fois une zone d’ombre sur le travail de l’OLAF déjà très controversé et remis en cause à de nombreuses reprises notamment par son comité de surveillance, organe ayant pour objectif de s’assurer de la transparence de l’Office Antifraude.

Giovanni Kessler, socialiste italien et grand ami de Martin Schulz, sera cette fois-ci entendu par la justice !