Congo-Brazzaville : Le Parlement Européen refuse un débat sur les libertés démocratiques et les droits de l’homme.

Je suis intervenu ce jour afin que le Parlement Européen se saisisse de la situation au Congo, pays souverain qui bénéficie des crédits financiers de l’Union et qui dispose d’une représentation officielle de l’UE à Brazzaville.

Constatant toutes les violations des libertés collectives ou individuelles, ainsi que les atteintes aux droits de l’Opposition, ayant eu connaissance des violences subies par les opposants dénoncées par des organisations humanitaires, indigné par l’utilisation d’armes lourdes dans les zones acquises démocratiquement aux forces de l’opposition qui ont fait plusieurs dizaines de victimes, je pensais naïvement que les députés européens dépasseraient leurs engagements partisans pour épouser des causes plus nobles au service de la justice et des plus faibles. Il n’en a rien été.

Pourtant je demandais simplement au nom de mon groupe ENF présidé par Marine Le Pen l’organisation d’un débat pour que la libération des opposants politiques, la fin des violences d’Etat ainsi qu’éventuellement la mise en place de sanctions contre la « nomenklatura » au pouvoir.

Mises à part quelques individualités, la gauche et la droite européenne, PS, Verts, libéraux, LR-UDI, main dans la main, ont décidé de censurer cette initiative en rejetant ma proposition sans explication dans un silence gêné.

Il semble que ce Parlement ait une conception des libertés démocratiques à géométrie variable selon le degré d’amitié ou de connivence avec le pouvoir mis en cause. Est-ce un problème idéologique ou une gestion d’autres intérêts plus ou moins inavouables ?

Viendra un jour où la démocratie l’emportera et où les peuples se libéreront de ces chaines idéologiques ou financières.