Censure des sites web d’informations russes par le Parlement européen : un scandale démocratique

A l’occasion de la séance plénière de novembre 2016 à Strasbourg, le Parlement européen a fait adopter un texte visant à censurer les sites d’informations russes en les érigeant au même niveau que la propagande de Daesh.

L’adoption de ce rapport* en séance plénière du Parlement européen est un véritable scandale et une provocation vis à vis d’un partenaire aussi essentiel que la Russie (tant politiquement qu’économiquement).

En effet, en assimilant la propagande de Daesh sur internet à des sites d’informations russes tels que RT news ou Sputniknews, le législateur européen s’érige en censeur suprême de la liberté de penser différemment des « eurobéats ».

Les sites d’infos russes sont ouvertement eurosceptiques et particulièrement depuis les sanctions décidées par l’U.E en lien avec les positions de V. Poutine sur le conflit syrien.

Ainsi ne supportant pas la contradiction, quoi de mieux pour les europhiles que d’interdire ces sites web ?

Cette censure s’inscrit dans le même esprit que le projet de loi gouvernemental français visant à pénaliser les « soi-disant » sites de désinformation sur l’IVG. Ainsi, dans les mois à venir en France, il ne sera plus possible de proposer en ligne des solutions alternatives à l’avortement (texte adopté le 1er décembre 2016 par l’assemblée nationale).

Désormais, les sites proposant une autre vision que celle des bien-pensants de Bruxelles et des « ProLife » français seront purement et simplement filtrés par les serveurs, à titre d’exemple cette méthode est déjà mise en application en République populaire de Chine pour l’ensemble des réseaux sociaux non gouvernementaux, bel exemple !

J’ai tout naturellement voté contre ce texte qui une fois de plus piétine la liberté de penser des citoyens d’une Europe prétendument démocratique.

* Rapport présenté par la commission des affaires étrangères, dénommé « Communication stratégique de l’Union visant à contrer la propagande dirigée contre elle par des tiers » et adopté à la majorité des membres du Parlement européen le mercredi 23 novembre 2016 à Strasbourg.